7 façons fréquentes de réagir lors d’une prise de décision

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À l’école, les élèves me font souvent les mêmes réflexions pour exprimer ce qu’ils ressentent en lien avec leur façon de choisir une formation. Il n’y a pas tant de mauvaises réponses, à condition de tenir compte de l’ensemble de ta situation.

Quelle attitude te représente le mieux par rapport à ton choix professionnel?

Lorsque je pense à ma formation…

J’ai l’impression que rien ne m’intéresse.

Crois-tu que c’est dû à un manque d’information? Consulte des sites d’établissements scolaires, assiste aux portes ouvertes des écoles, participe aux activités d’étudiant d’un jour, tous ces moyens sont excellents pour t’aider à prendre une décision.

Il arrive aussi que des jeunes se connaissent peu et soient moins outillés au moment de choisir des formations qui les intéressent. Au secondaire, implique-toi dans des activités parascolaires; c’est tellement une belle façon de réaliser ce qu’on aime faire! Si tu fais l’ORIENTEST sérieusement, cela pourra aussi t’aider.

Tu sais, je doute que rien ne t’intéresse. Essaie de trouver ce qui t’empêche d’identifier tes intérêts et fais-toi confiance.

J’ai l’impression que tout m’intéresse.

Je te rassure, tu n’es pas seul à te sentir dans cet entonnoir! Faire un choix, c’est éliminer des possibilités et lorsqu’on s’intéresse à beaucoup de choses, c’est déchirant de mettre de côté des choix qu’on avait envisagés. Tu peux te demander s’ils correspondent encore à tes intérêts actuels. Quelquefois, ces choix proviennent de notre enfance ou du désir de quelqu’un d’autre et ne méritent plus que nous y attachions encore de l’importance. Si 2 options restent encore très présentes, évalue leurs avantages respectifs et discute des enjeux avec des gens significatifs pour toi.

Je fais beaucoup confiance à mon entourage.

Que tu songes à ton père ou ta mère, une sœur, un frère ou un ami, n’oublie pas que cette personne, aussi proche de toi soit-elle, ne peut pas tenir compte de tous les éléments, car elle n’est pas toi! Elle dégage une belle assurance, mais, si elle était à ta place, elle vivrait peut-être les mêmes stress que tu vis présentement. Ce n’est pas tellement l’opinion de l’autre qui est importante, mais l’éclairage que cette personne peut t’apporter parce qu’elle te connaît bien. Peut-être qu’elle verra des éléments que tu avais oublié dans ta réflexion.

J’ajouterais que c’est souvent positif de discuter avec les gens proches de toi. Parle-leur de tes projets, de tes rêves, de ce qui te préoccupe et peut-être que d’exprimer ce que tu pensais tout bas te confirmera encore davantage que tu es sur la bonne voie. Mais, n’oublie pas; continue à être critique et fais-toi ta propre opinion en te questionnant et en questionnant les autres sources d’information. Et je m’inclus dans ces autres informations. Je te donne des idées, je te pose des questions, mais je ne suis pas toi!

Je songe à faire comme mes amis.

J’ai beaucoup de difficulté avec cette façon de décider : d’accord pour un choix au resto, mais là on parle de ce que tu veux faire dans la vie, de ce qui t’intéresse, toi! Et qui te dit que ces gens avaient bien réfléchi à la question avant de prendre leur décision? C’est vrai qu’entre amis on partage souvent les mêmes intérêts, les mêmes traits de caractère et quelquefois les mêmes rêves. Mais tes goûts sont uniques, tes talents sont différents, ton projet t’appartient. Reprends tout du début! Questionne-toi sur tes intérêts, prends quelques minutes pour faire l’ORIENTEST, informe-toi des programmes qui existent et définis ton projet d’études. Ton rêve est quelque part, tout près!

Je pèse toujours le pour et le contre et je décide ensuite.

C’est bien, c’est même très bien! Si tu te sers de cette méthode tu as probablement déjà remarqué qu’il faut non seulement tenir compte du facteur quantitatif, mais aussi du facteur qualitatif. La colonne des + pourrait être généreuse, mais un facteur négatif important pourrait contrebalancer tout cela… et vice-versa.

Je suis mon feeling, mon intuition.

L’intuition n’est pas en soi une mauvaise méthode. Elle n’arrive pas comme ça, tout de suite, au début de ta réflexion et n’est pas le fruit du hasard. Elle suppose que la personne possède une bonne connaissance de la situation. Sinon, elle s’apparenterait davantage à la méthode essai-erreur. Si tu dois faire accepter ta décision par tes parents, il sera sans doute plus difficile de la présenter comme le fruit d’une intuition. La détermination que tu ressens, l’analyse de ta situation et des éléments qui te portent à croire que ceci est la bonne décision augmenteront peut-être la crédibilité de ce choix.

C’est moi et uniquement moi qui décide.

Tu sembles savoir ce que tu veux et c’est bien. Tout en étant confiant dans ta démarche, tu peux partager ta réflexion avec ton entourage, vérifier tes informations avec ton conseiller en orientation ou avec un professionnel qui exerce déjà le métier et qui confirmera ce que tu penses.

C’est déjà une excellente chose que de pouvoir reconnaître notre façon « naturelle » de décider. Tu peux maintenant, en toute connaissance de cause, pallier à ses lacunes, profiter au maximum de ces avantages ou, pourquoi pas, tenter une autre façon de faire.

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